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Duel

Flitter ou Wilov : le kilomètre ou la journée

Ces deux offres partent du même constat : un conducteur qui roule peu ne devrait pas payer comme celui qui avale 40 000 km par an. Mais elles ne mesurent pas la même chose. L'une compte vos kilomètres et votre façon de conduire, l'autre vos journées de roulage. Toute la différence est là.

Deux mécaniques de facturation à ne pas confondre

Toute assurance à l'usage se compose de deux blocs : une part fixe mensuelle, qui couvre le véhicule même immobile, et une part variable, liée à votre usage. La part fixe existe parce qu'une voiture garée peut être volée, incendiée, grêlée ou heurtée. Tout se joue donc sur la définition de la part variable.

Le modèle du kilomètre parcouru, avec score de conduite. Un dispositif connecté associé au véhicule relève la distance effectivement parcourue. Le compteur tourne par kilomètre : dix trajets de 3 km dans la journée comptent pour 30 km. S'y ajoute une évaluation du comportement — freinages appuyés, accélérations franches, vitesse, régularité — qui module la part variable. Deux conducteurs parcourant le même kilométrage ne paient donc pas forcément la même chose.

Le modèle de la journée roulée. Ici, l'unité de facturation n'est pas la distance mais la journée. Dès que le véhicule roule, la journée est décomptée et facturée, qu'il ait fait 4 km ou 400 km. L'application détecte automatiquement le déplacement ; les jours sans roulage ne déclenchent aucune facturation variable. Le comportement de conduite n'entre pas dans le calcul de la journée : c'est un modèle plus simple à comprendre et à anticiper.

Conséquence directe : qui utilise sa voiture 5 km chaque matin, 250 jours par an, parcourt environ 2 500 km — très peu — mais roule 250 jours, énormément. Qui part trois fois par mois pour 200 km n'utilise sa voiture que 36 jours pour environ 7 200 km. Le premier profil appelle la facturation au kilomètre, le second la facturation à la journée.

Le comparatif point par point

CritèreFlitterWilov
Unité facturéeLe kilomètre parcouru, pondéré par un score de conduite.La journée pendant laquelle le véhicule roule, sans condition de distance.
DistributionMarque 100 % en ligne, contrat porté par un assureur partenaire agréé.Marque 100 % en ligne également, contrat porté par un assureur partenaire agréé.
FormulesNiveaux classiques : responsabilité civile, intermédiaire, tous risques, selon le véhicule.Mêmes niveaux classiques, avec un socle couvrant le véhicule à l'arrêt.
Franchises typesEstimation : paliers comparables au marché, de l'ordre de 150 à 500 € en dommages.Estimation du même ordre, à vérifier formule par formule au devis.
Gestion des sinistresDéclaration depuis l'application, réseau de réparateurs partenaires.Déclaration depuis l'application, suivi en ligne du dossier.
SouscriptionEn ligne, avec installation du dispositif de mesure.En ligne, avec activation de l'application qui détecte les journées de roulage.
Prévisibilité du budgetVariable selon les trajets et le score.Plus simple à anticiper : comptez vos jours de sortie.

Analyse par profil

Urbain qui ne sort la voiture que pour de courtes distances

Courses, dépose scolaire, trajets de quelques kilomètres : le kilométrage annuel reste modeste alors que le nombre de jours d'utilisation est élevé. La facturation au kilomètre est ici nettement plus favorable. Attention au score de conduite : la conduite urbaine multiplie les freinages appuyés.

Citadin sans voiture au quotidien, mais avec des escapades

Vous prenez les transports en semaine et la voiture deux ou trois week-ends par mois. Vous cumulez peu de jours de roulage pour un kilométrage moyen. La facturation à la journée devient très cohérente, d'autant que le véhicule reste couvert pendant ses longues périodes de stationnement. Ce profil rejoint celui décrit sur notre page petit rouleur.

Conducteur qui roule beaucoup

Au-delà d'un usage régulier — de l'ordre de 12 000 à 15 000 km par an selon les estimations du marché — la tarification à l'usage perd son intérêt face à un contrat au forfait. Ces deux modèles récompensent la sobriété d'usage, ils ne sont pas conçus pour les gros kilométrages.

Comment départager les deux

  1. Mesurez votre usage réel, pas votre usage supposé. Relevez votre kilométrage sur douze mois et estimez le nombre de jours où la voiture a roulé. Un agenda ou l'historique de votre téléphone suffit à approcher le chiffre.
  2. Calculez votre distance moyenne par jour roulé. Divisez les kilomètres annuels par les jours de roulage. En dessous d'une trentaine de kilomètres par jour roulé, la facturation au kilomètre est structurellement plus favorable ; largement au-dessus, la facturation à la journée reprend l'avantage.
  3. Vérifiez la nature du dispositif de mesure. Boîtier à installer, prise de diagnostic ou application seule : la contrainte pratique et le sort de vos données de trajet ne sont pas les mêmes.
  4. Lisez la clause de dysfonctionnement. Téléphone éteint, application désinstallée, véhicule conduit par un tiers : chaque contrat a sa règle, elle doit être claire avant la signature.
  5. Comparez avec un contrat au forfait. Faites un troisième devis en tarification classique : si l'écart annuel estimé est faible, la simplicité l'emporte.
  6. Regardez la couverture, pas seulement le prix. Les fiches Flitter et Wilov détaillent chaque gamme, et le duel Leocare contre Flitter traite du choix entre usage mesuré et forfait.

Questions fréquentes

Quelle est la vraie différence de facturation entre Flitter et Wilov ?

L'unité facturée n'est pas la même. Le modèle de Flitter mesure les kilomètres réellement parcourus et module la part variable selon un score de conduite. Le modèle de Wilov compte les journées pendant lesquelles le véhicule a roulé, quel que soit le kilométrage effectué ce jour-là. Beaucoup de petits trajets quotidiens coûtent donc cher en jours et peu en kilomètres, et inversement pour de rares longs trajets.

Le véhicule est-il assuré quand il ne roule pas ?

Oui, dans les deux modèles. La part fixe de la cotisation, prélevée chaque mois, couvre le véhicule à l'arrêt : vol, incendie, bris de glace, événements climatiques et catastrophes naturelles selon la formule retenue. Une assurance à l'usage n'est pas une assurance intermittente : le contrat reste en vigueur en permanence, comme l'exige l'obligation d'assurance de responsabilité civile automobile.

Que se passe-t-il si l'application ne détecte pas un trajet ?

La couverture n'est pas suspendue : vous restez assuré même si un trajet est mal enregistré. En revanche, chaque contrat prévoit des règles précises en cas d'application désactivée, de téléphone éteint ou de dispositif débranché, allant de la régularisation a posteriori à des conséquences contractuelles. C'est la clause à lire en priorité avant de souscrire une offre à l'usage.