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Pay when you drive

Wilov : payer surtout les jours où vous roulez

Une voiture immobilisée cinq jours sur sept coûte pourtant une prime pleine chez un assureur classique. Wilov s'attaque à cette anomalie avec un forfait mensuel réduit, complété par la facturation des seules journées de circulation. Le modèle est séduisant pour les tout petits rouleurs — et franchement défavorable au-delà.

Le mécanisme, poste par poste

Le contrat se décompose en deux briques dont il faut comprendre l'articulation avant de comparer quoi que ce soit.

ComposanteCe qu'elle couvreCe qui la déclenche
Forfait mensuelResponsabilité civile permanente et garanties du véhicule immobilisé : vol, incendie, bris de glace, événements climatiques et catastrophes naturelles selon la formulePrélevé chaque mois, que la voiture roule ou non
Journée rouléeLe risque de circulation proprement dit, y compris les dommages en formule tous risquesDétectée automatiquement dès que le véhicule circule, une seule fois par journée calendaire
Plafond mensuelLimite le nombre de journées facturables dans le moisUne fois atteint, les journées supplémentaires ne sont plus décomptées

Deux détails changent tout à l'usage. D'abord, l'unité de facturation est la journée, pas le trajet ni le kilomètre : trois courses dans l'après-midi coûtent le même prix qu'un seul aller-retour. Regrouper ses déplacements devient un réflexe payant, ce qui distingue nettement ce modèle de l'assurance au kilomètre, où c'est la distance qui compte. Ensuite, le plafond mensuel est le garde-fou : il transforme une facture théoriquement illimitée en dépense bornée, et c'est la première ligne à vérifier sur un devis.

Calculer soi-même son seuil de bascule

Aucun avis général ne remplacera ce calcul, qui prend deux minutes et se fait avec les chiffres de votre propre devis, pas avec des moyennes.

  1. Comptez vos journées roulées, pas vos kilomètres. Reprenez un mois représentatif : combien de jours distincts avez-vous pris la voiture ? Multipliez par douze, en ajoutant les vacances et les périodes atypiques.
  2. Obtenez un devis classique à garanties identiques. Même formule, même franchise, même plafond de garantie du conducteur. C'est votre point de référence, à situer par rapport à une moyenne nationale de l'ordre de 700 € par an toutes formules confondues.
  3. Isolez les trois paramètres Wilov. Montant du forfait mensuel, prix d'une journée roulée, plafond mensuel de journées facturables. Les trois figurent sur le devis.
  4. Faites la soustraction. Retranchez le forfait annuel du devis classique, puis divisez le reste par le prix d'une journée : vous obtenez le nombre de journées annuelles au-delà duquel vous payez plus cher qu'ailleurs. Comparez-le au comptage de l'étape 1.
  5. Testez le pire scénario. Multipliez le plafond mensuel par douze et ajoutez le forfait : c'est votre dépense maximale théorique. Si ce montant dépasse largement le devis classique, l'offre ne tient que si votre usage reste faible et régulier.
Le piège classique : le petit rouleur qui devient gros rouleur pendant deux mois d'été. Le modèle pénalise les usages irréguliers bien plus que les usages faibles mais stables.

Pour qui c'est pertinent

Le citadin motorisé par précaution. Transports en commun au quotidien, voiture pour les week-ends et les courses volumineuses : c'est le profil pour lequel le modèle a été conçu.

Le second véhicule du foyer, utilisé quelques jours par mois, souvent surassuré chez un assureur classique.

Le télétravailleur qui a supprimé ses trajets domicile-travail sans vouloir se séparer de sa voiture.

Le propriétaire d'un véhicule de loisir qui roule par séquences courtes et souhaite une couverture permanente contre le vol et l'incendie entre deux sorties.

Les limites à connaître

L'irrégularité coûte cher. Un mois de congés à sillonner la France peut faire toucher le plafond, et la logique d'économie disparaît.

La dépendance à la détection. Le décompte repose sur un dispositif embarqué : vérifiez au contrat comment sont traités les dysfonctionnements et les contestations de journées facturées.

La sélection des profils. Malus important, résiliation antérieure ou sinistralité récente sortent généralement du cadre d'acceptation.

Le budget variable. Une cotisation qui change tous les mois complique la gestion, et certains préfèrent une prime fixe même légèrement plus élevée.

La gestion entièrement à distance, avec les délais que cela peut impliquer sur un dossier de sinistre disputé.

Avant de signer

Comme chez la plupart des acteurs de cette génération, la marque commerciale et la compagnie qui porte le risque sont deux entités distinctes : le nom de l'assureur agréé figure sur vos conditions particulières et c'est lui qui indemnise. Le même point se vérifie chez Flitter ou Leocare, avec des architectures voisines mais des promesses différentes.

Côté couverture, ne laissez pas la mécanique tarifaire éclipser le contenu du contrat. Franchise en cas de dommages, plafond de la garantie du conducteur, assistance dès le domicile ou seulement au-delà d'un seuil kilométrique, prise en charge d'un véhicule de remplacement : ces postes valent autant qu'un forfait avantageux. Et les délais légaux de déclaration s'appliquent comme partout — cinq jours ouvrés en règle générale, deux jours ouvrés pour un vol, trente jours après la publication d'un arrêté de catastrophe naturelle.

Enfin, pour sortir du contrat, le droit commun s'applique : après douze mois, la loi Hamon permet une résiliation à tout moment sans frais, prise en charge par le nouvel assureur ; avant douze mois, c'est l'échéance annuelle qui fait foi, avec le délai de vingt jours prévu par la loi Chatel si l'avis d'échéance arrive tardivement.

Questions fréquentes

Suis-je assuré les jours où je ne roule pas ?

Oui. C'est le principe même du modèle : le forfait mensuel couvre le véhicule à l'arrêt, avec selon la formule le vol, l'incendie, le bris de glace, les catastrophes naturelles et les dommages subis pendant le stationnement. La responsabilité civile obligatoire reste acquise en permanence, comme l'impose la loi pour tout véhicule terrestre à moteur. Ce qui se facture en plus, ce sont les journées où le véhicule circule.

Comment est comptée une journée roulée ?

En journée calendaire et non en trajet : dès que le véhicule circule, la journée est décomptée, qu'il s'agisse d'un aller-retour de deux kilomètres ou de quatre cents kilomètres d'autoroute. La détection est automatique par le dispositif embarqué, sans démarche de votre part. Grouper ses déplacements sur une même journée est donc, avec ce modèle, un vrai levier d'économie.

Que se passe-t-il si je roule beaucoup un mois donné ?

Le contrat prévoit un plafond mensuel : une fois atteint le nombre de journées facturables du mois, les journées supplémentaires ne sont plus décomptées et la couverture reste entière. Ce plafond est l'élément à vérifier en premier sur le devis, car il détermine votre dépense maximale et donc la comparabilité de l'offre avec un contrat classique.

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